l’économie sud Africaine


Etat des lieux
 Agriculture :
Chaque région du pays a ses propres produits. La Province du Cap est la plus grandes région vinicole (80%  des vins sud Africains) et sa production est de bonne qualité et importante (6è  producteur mondial avec 240 millions d’hectolitres). Elle possède également des vergers et on y cultive du coton dans sa partie septentrionnale ainsi que des céréales. La canne à sucre est cultivée dans la province du Natal et du mais dans l’Etat libre d’Orange.  Quant au Transvaal, c’est une des principales zones agricoles de l’Afrique du Sud avec ses cultures de blé, de millet, de tabac, d’arachides et ses vergers. C’est aussi une importante région d’élevage d’ovins au même titre que le plateau de Karoo. Les cheptels de bovins et surtout d’ovins sont importants avec respectivement 13,5 millions de têtes et 28,6 millions. L’Afrique du Sud est un des premiers producteurs du monde de laine
La région d’Oudtshoorn se prête à l’élevage d’autruches, surtout pour leurs plumes.
La secteur forêstier est négligeable, la sylviculture ne couvrant que 1% de la superficie du pays. Toutefois des opérations de reboisement sont entreprises dans la zone bien arrosée du Natal mais aussi dans le Transvaal.
L’agriculture sud Africaine ne constitue que 3,8% du PIB mais emploie près de 30% de la population total.
Le littoral Sud Africain est très poissonneux. La pêche fournit surtout des langoustes, des sardines et des anchois.
L’Afrique du Sud possède des ressources minières très abondantes, notamment pour les minerais précieux. et ceux nécessaires aux industries de haute technologie. Le pays est le plus grand producteur et le plus grand exportateur d’or et de platine du monde.
L’Afrique du Sud produit les 70% du platine dans le monde avec 87% des réserves. La production d’or extrait essentiellement des gisements du Witwatersand représente 30 % de celle de la planète mais le coût d’exploitation est relativement  élevé. Elle tient le 4é rang mondial pour le manganèse (28% de la production mondiale et 82% des réserves) et pour le chrome (56% des réserves).
On exploite aussi du zinc, du plomb, du tungstène, de l’aimante, du vanadium et de l’uranium dans le Witwatersrand. Il y a également des gisements de phosphates, du fer.
Toutes ces matières premières font l’objet d’une transformation dans des centres industriels locaux. Les exportations minières constituent les 25% du total des exportations sud Africaines.
En matière d’énergie, d’important gisement de charbon (réserves pour 300ans) sont exploités au Transvaal et dans le Natal avec un coût parmi les plus faibles du monde, dont une partie est utilisé pour faire fonctionner les centrales thermiques.
D’ailleurs, la production d’électricité du pays provient en grande majorité (92,6%) des centrales thermiques fonctionnant au charbon et pour une petite partie (6,6%) du nucléaire. L’hydroélectricité est négligeable, à cause de la faiblesse chronique de la pluviosité dans la plus grande partie du pays, entraînant des débits peu important et irréguliers des cours d’eau sud africains. Toutefois, l’Afrique du Sud pourrait tirer profit de la remise en activité du barrage hydroélectrique de Cabora Bassa au Mozambique. De plus, l’aménagement du fleuve Orange permettait de développer l’énergie électrique d’origine hydraulique


 Industrie
 Le montage de voiture et les industries agroalimentaires constituent les premières activités industrielles du pays.
Avec une production de 500 000 véhicules par an, l’Afrique du Sud peut exporter dans le reste du continent africain. C’est un marché en expansion.
Toutefois, le pays essaie de diversifier ses activités en se tournant de plus en plus vers d’autres domaines comme la fabrication de produits chimiques (notamment engrais), l’industrie du pâté à papier qui s’intègre partiellement dans des structures multinationales comme Sappi Fine Papier ; premier producteur mondial, l’industrie textile, l’industrie de fer et de l’acier dont l’Afrique du Sud est le premier producteur en Afrique, la fabrication de machines et d’équipements et de produits dérivés du charbon.
Le secteur Industrie mines constitue les 32% du PIB et emploie prés du quart de la population actif.
La section tertiaire :
C’est le secteur le plus développé de l’économie sud Africaine car il représente 64,2% du PIB et utilise 45% de la main d’œuvre du pays.
Il intègre notamment administration, les professions libérales le commerce. Mais les secteurs les plus significatifs sont le secteur financier et le tourisme.
L’économie sud Africaine repose sur des structures bancaires performantes, sur le plus vaste marché des assurances du continent et sur une place boursière recrutée sur le plan international. (Le Johannesburg Starck Exchange occupe le 17è rang mondial)
La structure bancaire sud Africaine est principalement formée par cinq établissements 18% du marché la Standard Bank of Africa, la Ned Bank, l’Amalgamated Bank of South Africa (ABSA) , la First Rand Bank et Investec Bank. La British Barclays Bank depuis peu a pris le contrôle de l’ABSA pour un montant de 5 milliards de dollars.
Il y a lieu de signaler que comme dans les pays développés de l’Europe ou Etats-Unis, des joints venture peuvent se former entre banques et compagnies d’assurances sud africaines.
Le tourisme s’est développé fortement depuis les années 1990. Naguère boudée par les touristes internationaux durant les années d’apartheid, l’Afrique du sud est devenue une destination incontournable du tourisme africain.
C’est un des secteurs les plus porteurs de l’économie et il est considéré comme la locomotive économique de l’Afrique du sud.
Il contribue du PIB à concurrence  de 7,1% et possède un effectif de près de 510 000 personnes.
669,2% des touristes proviennent des autres pays africains et 30,8% des pays non africains, surtout des pays développés  de l’Europe.
Il faut signaler que la part du tourisme d’affaire n’est pas négligeable avec des nombreuses conférences internationales, les expositions ou les réunion promotionnelles qui y sont organisées chaque année.
Les perspectives dans le domaine touristique sont excellentes.
Contraintes et menaces sur l’économie de l’Afrique du sud.
Des contraintes du milieu naturel pèsent sur l’agriculture et l’industrie. Elles sont dues au manque d’eau et aussi au relief. La pluviosité insuffisante et irrégulière amènent des périodes de sécheresse, préjudiciable surtout aux récoltes. Le début des cours d’eau ne permet pas toujours le développement d’aménagements hydroélectriques. La structure du relief, marqué souvent par des fortes pentes et l’altitude entraîne une réduction de la superficie cultivable du pays, qui ne possède que 13% de terre arables. De plus, près de 85% des terres agricoles sont utilisées pour l’élevage.
Il faut noter également que la politique d’intégration des Noirs dans l’économie peut avoir des efforts pervers.
La reforme agraire qui pour le moment n’a que des effets limitées,(les Blancs détenant encore 87% des terres agricoles)   doit s’accompagner de mesures de mise en place d’un encadrement technique suffisant et de moyens financiers en faveur de la population noires. Faute des moyens, elle se limitera à une agriculture d’autosubsistance.
Une politique de discrimination positive, menée par les autorités depuis 1994, vise à promouvoir une meilleure intégration de la majorité noire dans tous les secteurs économiques du pays.
L’effet conjugué de cette politique avec la recrudescence  de la criminalité parait avoir entraîné un exode massif des Sud Africains blancs (de 1994 à 1999, un million d’entre eux a émigré) vers d’autres pays comme l’Australie, les Etats-Unis de la Grande Bretagne. Ce qui a pour effet une pénurie de main d’œuvre qualifié dans plusieurs secteurs, notamment la santé, l’éducation
D’où une redéfinition de cette politique depuis 2005.
Le SIDA constitue une menace grave pour l’économie et le pays tout entier. Avec 5,5 million de séropositifs et une mortalité de 300 000 personnes par an en 2003 par encorde, cette maladie touche toutes les couches de la population, en particulier des secteurs sensibles comme l’éducation ou le monde du travail.
Un autre facteur de déséquilibre est la forte immigration difficile à maîtriser et provenant des pays voisins
Les indicateurs économiques :
Des statistiques récents et faibles notamment économiques, sur l’Afrique du sud sont difficilement disponibles
Les indicateurs ci après concernant l’année 2003
PIB : 200 Milliards de $ (2004)
PIB par habitant : 2.335$ annuel
Taux d’inflation : 9,9%
Montants des exportations : 31 Milliards de $ - Importations : 26 Milliards
Balance des opérations courantes : 0,3 milliards de $
Principaux partenaires :
Exportation : Union Européen, Etats-Unis, Japon (est 2001)
Importations : Union Européenne, Etats-Unis, Arabie Saoudites (Produits pétroliers), Japon (est 2001)
Taux de chômage -37% (est 2001)
Communication :
Téléphones fixes en service : plus de 5 milliards (est 2001) . Téléphones portables 7,06milliards (est 2001) –Utilisateurs d’Internet : 26 milliards (est 2001)
Transports :
Voies ferrées : 20384 Km. Routes : 358.596km (dont 59.753km de routes goudronnées) (est 2001)
Aéroport : 740estim 2001)
L’Afrique du sud est la principale puissance économique Africaine. Son industrie est à la  premier  rang dans le continent et 75 des 100 principales entreprises Africaines sont sud Africaines. C’est aussi une grande puissance minière.
Mais sur le plan international, c’est un pays a revenus moyens , que même s’ il dispose de ressource abondantes , d’ un secteurs financier performant , d’un réseau de communication et de transports assez bien développés ainsi qu’une bourse de réputation internationale ne demeure pas moins un pays en voie de développement
Des estimations faites en 2000 font état d’une moitié vivant au dessous du seuil de pauvreté.  La répartition des revenus est inégalitaires : 10% de la tranche inférieure ne possède que 1% des revenus et 10% de la tranche supérieure de la population concentre les 45,9%.
Le taux de chômage est assez important
Quand à l’emploi, une partie de la main d’œuvre (20%)  travaille dans le secteur informel et le pays soufre d’un pénurie  de main d’œuvre qualifié avec le départ après  l’apartheid de nombreux Sud Africains Blanc vers l’extérieur.            
    

 

© enoncer.com Lostai