maison de retraite : autonomie du futur résident

L’existence de milliers d’établissements d’accueil pour personnes âgées engendre un embarras de choix pour ces personnes ainsi que leurs proches qui désirent les installer dans les maisons de retraite. Il est d’abord à noter que les maisons de retraite offrent diverses prestations en fonction de l’état de santé physique et psychique des personnes qu’elles accueillent. L’évaluation de l’autonomie du résident est d’une importance capitale dans toute prise de décision car elle permet de choisir la maison de retraite adéquate. Il est à noter que les résidences services ainsi que les foyers logements reçoivent généralement les personnes âgées autonomes et une personne en perte d’autonomie ne pourra être y intégrée. Par ailleurs, le degré de dépendance n’étant pas le même pour chaque retraité, il faut alors évaluer l’autonomie, déterminer le GIR (Groupe Iso-Ressource) auquel la personne appartient pour pouvoir entrer dans une maison de retraite médicalisée correspondante, voire une unité intégrée dans le secteur hospitalier ou pas.

L’évaluation du degré de dépendance

Etablie en 1997, l’AGGIR (Autonomie Gérontologie Groupe Iso-Ressources) est la grille nationale qui permet d’évaluer l’autonomie d’une personne. Cette grille comprend 6 groupes GIR (Groupe Iso-Ressources) : du GIR 1 au GIR 6 sachant que le GIR 1 représente la perte d’autonomie la plus lourde et la GIR 6 représente les personnes en « bon état de santé ». La grille tient compte de l’autonomie physique et psychique de la personne. La détermination, par un médecin, de l’autonomie selon l’AGGIR servira de base pour l’allocation de l’APA (Aide Personnalisée à l’Autonomie) laquelle contribue à alléger les frais de soins pour les personnes en perte d’autonomie et est généralement attribuée aux personnes appartenant aux GIR 1 à 4.

Les modalités de notation de l’autonomie

10 variables, notées variables discriminantes, sont à tenir compte dans la détermination de l’autonomie physique et psychique d’une personne. Ce sont la cohérence (capacité d’entretenir une conversation avec un comportement dans les normes requises), l’orientation (conscience de la notion de temps et de l’espace), la toilette (capacité à observer les règles d’hygiène corporelle y compris le rasage et le fait de se coiffer), l’habillage (capacité à s’habiller correctement), l’alimentation (capacité de se servir et de manger), l’élimination (capacité à uriner et déféquer seul et convenablement), les transferts (capacité à se lever, se coucher et à s’asseoir seul), les déplacements intérieurs (capacité à se déplacer seul, avec une canne ou un fauteuil roulant), les déplacements extérieurs (capacité à sortir seul du seuil de sa porte), la communication à distance (capacité à utiliser les moyens de communication : alarme, téléphone…). Parallèlement, les variables illustratives sont au nombre de 7, il y a la gérance du patrimoine…, la préparation des repas, les tâches ménagères, la faculté à utiliser les moyens de transport, la capacité à faire des achats, la capacité à suivre les prescriptions médicales et la participation à la vie sociale (activités organisées…). L’autonomie est consignée par les lettres A, B et C et les actes que peuvent effectuer la personne seule, de façon habituelle, convenable sont notés avec la lettre A. Celle de B désigne les actes effectués partiellement, de façon inhabituelle ou incorrecte et la lettre C désigne les actes que la personne ne peut réaliser.

La définition du Groupe Iso-Ressources

Pour définir le GIR auquel la personne appartient, et qui sert pour l'insertion en maison de retraite, on utilise les variables discriminantes, à part les déplacements extérieurs et la communication à distance. Les personnes présentant un C à toutes les variables discriminantes, y compris les personnes en fin de vie, sont classées dans le GIR 1. Les personnes qui restent conscientes mais qui ont perdu leur capacité motrice, ou inversement, appartiennent au GIR 2. Les personnes en perte d’autonomie psychique et nécessitant de l’assistance pour effectuer les actes de la vie courante font partie du GIR 3. Les personnes nécessitant de l’aide pour se laver et les personnes ayant recours à une assistance pour effectuer les activités corporelles et pour manger appartiennent au GIR 4. Les personnes autonomes pour les déplacements et pour l’alimentation mais qui ont besoin de se faire assister pour se laver, pour préparer les repas ainsi que pour faire le ménage sont classées dans le GIR 5. Les personnes pouvant réaliser les actes des variables discriminantes font partie du GIR 6.

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