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RACHAT DE CREDIT, cas de la famille Astier La famille Astier vit dans une petite ville au Sud-est de la France, à environ cent cinquante kilomètres au sud est de Lyon. C'est une petite ville traversée par une rivière. Monsieur et madame Astier ont respectivement quarante et un et quarante ans. Ils sont mariés et ont deux enfants de seize et quatorze ans. Monsieur Astier travaille dans une usine chimique, madame Astier est caissière dans un grand magasin de la ville. La famille Astier, c'est une famille épanouie, heureuse, comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Les enfants Astier travaillent bien en classe. Presque chaque année, cette petite famille part en vacances, une habitude bien commune à la majorité des ménages français. Monsieur et madame Astier font annuellement une petite « économie » spéciale : ils mettent de côté un peu d'argent pour pouvoir partir en vacances le moment venu. Nous sommes en été deux mille six. Cette année-là, la famille fit l'acquisition d'une nouvelle voiture pour remplacer leur vieillissante Peugeot 405. Monsieur Astier a pu faire l'achat grâce au « leasing » ou « Location avec Option d'Achat », avec lequel il a dû verser un premier acompte qui sera suivi de cinquante neuf « loyers » moins importants. Pour cette raison, le « budget » vacances de la famille pour deux mille six a été compromis. Quoiqu'il en soit, la majorité est en faveur des vacances cette année-là aussi, quel qu'en soit le prix. De plus, un projet de vacances plus ambitieux était en route, parallèlement à cet achat automobile : passer des vacances hors de la France. Les enfants refusent de renoncer à d'aussi alléchantes vacances, de même leurs que parents aussi d'ailleurs. Et puis, tout le monde s'accorde à dire que si la famille a pu acquérir une voiture, elle doit au moins pouvoir réaliser un beau projet de vacances, pas dans la tête, mais de manière effective. Le projet de vacances deux mille six était : partir à la Guyane française, un territoire d'outre mer situé en Amérique du sud, là où les parents de monsieur Astier passent une retraite paisible et ensoleillée. Ce sont donc des vacances plus coûteuses que d'habitude. Le couple Astier décident finalement que la famille partira à la Guyane en août deux mille six, quoiqu'il arrive. Le couple a contracté un emprunt bancaire sous la forme de crédit affecté (aux vacances), incluant toutes les dépenses prévisibles telles que billets d'avions, dépenses approximatives sur place… Le couple a donc déjà deux crédits à leur charge. Entre temps, notons que la famille Astier est propriétaire de la maison dans laquelle elle habite. Le couple l'a acquise grâce à un crédit immobilier mais le remboursement a déjà été terminé un an auparavant. Et voici enfin la mauvaise surprise qui attend la famille. Alors que celle-ci savoure des moments de détente dans le cadre de leurs vacances guyanaises, en France métropolitaine, plus précisément dans quelques régions du sud-est, de violentes pluies torrentielles s'abattent sur plusieurs localités, y compris la ville dans laquelle vit la famille Astier. Les pluies sont telles qu'elles ont provoqué des inondations, la rivière est carrément sortie de son lit. La maison basse de la famille Astier n'a pu être épargnée. Beaucoup de leurs objets d'intérieur ont été détruits, leur voiture n'était pas là car le couple l'a confiée à un garagiste à Lyon avant de partir en Guyane. Le couple Astier est informé, par des amis, de ce qui s'est passé. En entendant les nouvelles, la famille rentre en France une semaine plus tôt que prévue car monsieur et madame Astier n'ont pas du tout l'esprit tranquille. Une fois rentrés chez eux, quelle ne fut effectivement leur surprise et leur peine en découvrant l'ampleur des dégâts matériels. Le couple est sous le choc. Leur maison a besoin de réparations certes pas très importantes mais obligatoires. Beaucoup de leurs mobiliers sont très endommagés, certains sont irrécupérables. Le pire aussi c'est que ces inondations n'ont pas été décrétées « catastrophe naturelle », ce qui limite la portée de l'assurance habitation de la famille Astier. Sans perdre beaucoup de temps, la famille s'occupe d'abord de nettoyer la maison, et de sortir les meubles et les objets devenus inutilisables. Madame Astier ne peut pas retenir ses larmes. Quelques jours après, le couple effectue des démarches pour obtenir deux autres prêts bancaires : l'un auprès d'une banque autre que la leur (un autre crédit affecté aux réparations), et l'autre à contracter par madame Astier, c'est un crédit renouvelable ou « revolving », avec lequel ils vont essayer autant que faire se peut de remplacer les objets détruits. Toutefois le couple réalise que leur budget mensuel est sérieusement alourdi par toutes ces mensualités de crédit à charge. Ils recourent au rachat de crédit, la seule alternative possible et qui est d'ailleurs la plus adaptée. Après négociation, le couple obtient un rachat de tous leurs crédits en cours. Ceux-ci sont donc rassemblés en un crédit unique, dont la mensualité de remboursement est réduite de soixante cinq pourcent. Ce remboursement sera par contre étalé sur une plus longue durée : neuf ans. Monsieur et madame Astier bénéficient par ailleurs d'une trésorerie de dix mille euros. Grâce au rachat de crédit, les époux Astier sont moins stressés quant à leur budget mensuel. L'important aussi pour eux est surtout de se reprendre psychologiquement de ce désastre qui leur est tombé du ciel alors qu'ils devaient rentrer chez eux bien contents et en pleine forme après des vacances merveilleuses. Comme quoi un malheur peut éclipser subitement les joies.
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